Which languages, and how unevenlyQuelles langues, et dans quelles proportions

TRA6008 To read for S3À lire pour la S3

How much of a corpus is English

Xu et al. (2025) surveyed the corpora behind multilingual models and found several, GPT-3 among them, trained on text more than 90 % English. For GPT-3 their figures are 92.7 % English, 1.8 % French, 1.5 % German and 5.9 % everything else.

French, the second language on that list, is one of the best-served languages in the world, and it still accounts for under a fiftieth of what the model read.

A full-width bar for GPT-3's training corpus. English fills 92.7 per cent of it. The remaining 7.3 per cent is magnified below into a second bar, in which French takes 1.8 per cent, German 1.5 per cent, and the rest is labelled every other language.
Figure 6. The remainder is magnified because at true scale French and German are slivers. Figures as reported by Xu et al. (2025).

There are many attempts at broadening language coverage, either in multilingual models that include more data in other languages, or in models dedicated to a single other language than English. Qwen3, released in 2025, was trained on text in 119 languages and dialects, against 29 for the model it replaced (Yang et al., 2025b). The reporting has not kept pace: almost no model in use publishes its shares, which is why GPT-3 is still the example anyone can quote precisely.

Part of this reflects the web, which is itself skewed toward English. The rest is decisions:

  • which crawls to include;
  • which quality filters to apply, since a filter trained on English rates other languages badly;
  • whether to spend effort on languages that would each add little volume.

Joshi et al. (2020) documented how uneven the resources are across the world’s languages, with a small number well provided for and the great majority having almost nothing available at all.

Why this matters for translation

A general claim about what “an LLM” can do is not portable across languages. A model that drafts fluent English may be noticeably weaker in your other working language, and weaker again in a variety of that language: Quebec French rather than metropolitan French, a regional term, a domain where the local usage differs.

Four nested bars, each a part of the one above and each narrower. English is filled and labelled 92.7 per cent, French is filled and labelled 1.8 per cent, Quebec French is drawn open and labelled not published, and a particular domain is drawn open and labelled not published.
Figure 7. Each level is part of the one above it. The reported figures stop above the level a translator works at. Percentages from Xu et al. (2025).

Volume is not the only factor. Models trained on many languages do better in a well-resourced language than models trained on that language alone, and they align best between English and the languages closest to it, which puts French in a comparatively good position on both counts. The benefit has a limit the field calls the curse of multilinguality: at a fixed model size, supporting more languages costs each of them (Xu et al., 2025).

This is a reason to test rather than assume. A model’s fluency is not evidence about its accuracy, and it is least reliable in exactly the places where you would be checking hardest anyway.

A second penalty, in tokens

The imbalance reaches the tokenizer tokenization²jetonisation² language modelsmodèles de langue The process of converting text into an ordered sequence of tokens that a language model can process.Processus de conversion d'un texte en une séquence ordonnée de jetons qu'un modèle de langue peut traiter. as well, and the tokenizer passes it on to everyone who uses the model. Because its subword vocabulary is learned mostly from English text, the same sentence costs more tokens in most other languages, and Petrov et al. (2023) measured differences large enough to matter. More tokens for the same content means three things at once:

Written in English. The French version was automatically generated and I have not revised it. Rédigé en anglais. La version française a été générée automatiquement et je ne l'ai pas révisée. Updated 4 October 2026

Quelle part d’un corpus est en anglais

Xu et al. (2025) ont recensé les corpus derrière les modèles multilingues et en ont trouvé plusieurs, dont GPT-3, entraînés sur du texte anglais à plus de 90 %. Pour GPT-3, leurs chiffres sont 92,7 % d’anglais, 1,8 % de français, 1,5 % d’allemand et 5,9 % pour tout le reste.

Le français, deuxième langue de cette liste, est l’une des mieux servies au monde, et il ne représente pourtant pas un cinquantième de ce que le modèle a lu.

Une barre pleine largeur pour la base d'apprentissage de GPT-3. L'anglais en occupe 92,7 pour cent. Les 7,3 pour cent restants sont agrandis en dessous dans une seconde barre, où le français prend 1,8 pour cent, l'allemand 1,5 pour cent, et le reste porte la mention toutes les autres langues.
Figure 6. Le reste est agrandi parce qu'à l'échelle réelle le français et l'allemand ne sont que de minces bandes. Chiffres rapportés par Xu et al. (2025).

Les tentatives d’élargir la couverture linguistique sont nombreuses, soit dans des modèles multilingues qui intègrent davantage de données dans d’autres langues, soit dans des modèles consacrés à une seule autre langue que l’anglais. Qwen3, paru en 2025, a été entraîné sur du texte dans 119 langues et dialectes, contre 29 pour le modèle qu’il remplace (Yang et al., 2025b). La publication des chiffres n’a pas suivi : presque aucun modèle en usage ne publie ses proportions, et c’est pourquoi GPT-3 reste l’exemple que l’on peut citer avec précision.

Cela tient en partie au Web, lui-même orienté vers l’anglais. Le reste tient à des décisions :

  • quelles explorations inclure ;
  • quels filtres de qualité appliquer, puisqu’un filtre entraîné sur de l’anglais note mal les autres langues ;
  • s’il vaut la peine de consacrer des efforts à des langues qui n’ajouteraient chacune que peu de volume.

Joshi et al. (2020) ont documenté à quel point les ressources sont inégales entre les langues du monde, un petit nombre étant bien pourvues et la grande majorité n’ayant presque rien de disponible.

Pourquoi cela compte en traduction

Une affirmation générale sur ce que « un GML » sait faire ne se transporte pas d’une langue à l’autre. Un modèle qui rédige un anglais fluide peut être nettement plus faible dans votre autre langue de travail, et plus faible encore dans une variété de cette langue : le français québécois plutôt que le français hexagonal, un terme régional, un domaine où l’usage local diffère.

Quatre barres emboîtées, chacune faisant partie de celle du dessus et chacune plus étroite. L'anglais est plein et porte la mention 92,7 pour cent, le français est plein et porte la mention 1,8 pour cent, le français québécois est tracé en pointillés avec la mention non publié, et un domaine en particulier est tracé en pointillés avec la même mention.
Figure 7. Chaque niveau fait partie de celui du dessus. Les chiffres publiés s'arrêtent au-dessus du niveau où travaille un traducteur. Pourcentages tirés de Xu et al. (2025).

Le volume n’est pas le seul facteur. Les modèles entraînés sur de nombreuses langues font mieux dans une langue bien pourvue que les modèles entraînés sur cette seule langue, et ils alignent le mieux l’anglais et les langues qui en sont les plus proches, ce qui place le français en assez bonne position sur les deux plans. L’avantage a une limite que le domaine appelle la malédiction du multilinguisme : à taille de modèle fixe, prendre en charge plus de langues coûte à chacune d’elles (Xu et al., 2025).

C’est une raison de tester plutôt que de présumer. La fluidité d’un modèle ne renseigne pas sur son exactitude, et elle est la moins fiable précisément là où vous vérifieriez le plus attentivement de toute façon.

Une seconde pénalité, en jetons

Le déséquilibre atteint aussi le segmenteur tokenization²jetonisation² language modelsmodèles de langue The process of converting text into an ordered sequence of tokens that a language model can process.Processus de conversion d'un texte en une séquence ordonnée de jetons qu'un modèle de langue peut traiter. , et le segmenteur le transmet à quiconque utilise le modèle. Comme son vocabulaire de sous-mots est appris surtout sur du texte anglais, la même phrase coûte plus de jetons dans la plupart des autres langues, et Petrov et al. (2023) ont mesuré des écarts assez grands pour compter. Plus de jetons pour le même contenu, cela veut dire trois choses à la fois :

Written in English. The French version was automatically generated and I have not revised it. Rédigé en anglais. La version française a été générée automatiquement et je ne l'ai pas révisée. Mise à jour 4 octobre 2026

Sources

Sources

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Language, content, a broken link: e-mail me what you saw and I will fix it. Langue, contenu, lien brisé : écrivez-moi ce que vous avez vu et je corrige.

ayla.rigouts.terryn@umontreal.ca

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