Importer la mémoire et la corrigerImporter la mémoire et la corriger

TRA2600 S3 · in classS3 · en classe

Une mémoire neuve

Les paires d’un alignement n’ont été validées par personne. Importées dans la mémoire où vous enregistrez votre propre travail, elles s’y mêlent à vos traductions, et une paire douteuse ne se distingue plus des autres.

Dans une mémoire à part, elles restent reconnaissables à son nom, et un alignement raté se jette en supprimant la mémoire entière. Pour les notes de version de TradTech Inc., notre client fictif, cette mémoire s’appelle TradTech_TM_traducteur-precedent_fr-en : le nom dit d’où viennent ces traductions, et il reste juste le jour où vous alignez un autre document du même traducteur.

Gardez cette mémoire une fois l’import terminé : rattachée au projet du guide de démarrage, elle y propose des phrases que vous n’avez pas traduites vous-même.

Étape 1. Ouvrir « Import TM »

Dans un projet TradTech ouvert, les mémoires se gèrent dans l’onglet « Project TM », qui liste celles déjà rattachées au projet.

L'onglet Project TM du projet 2609_TradTech_fr-en_guide-demarrage, encadré, avec la mémoire TradTech_TM_fr-en listée sous FR -> EN, cochée, en priorité Secondary.
Figure 27. L'onglet « Project TM » et la mémoire déjà rattachée au projet.

« Import TM », à droite du ruban, ouvre la fenêtre d’import. Elle crée la mémoire au passage, donc il n’y a pas à la créer d’abord avec « Create Local ».

Le ruban de l'onglet Project TM : Create Local, Add Local, Add Project TMs, Connect To Remote TM, Open TM, Modify TM, Copy TM et Import TM.
Figure 28. « Import TM », le dernier bouton du ruban.

Étape 2. Choisir le format et le fichier

La liste « File Type » propose deux formats :

La liste File Type de la fenêtre d'import, ouverte sur ses deux entrées : TMX et WF TXT TM format (.txt).
Figure 29. Les deux formats que Wordfast Pro importe.

Choisissez celui que vous avez sous la main : le .tmx de l’archive si vous importez l’alignement tel quel, ou le .txt que la conversion vous a rendu si vous avez corrigé le tableur (see also the Finding and fixing errors page) (voir aussi la page Repérer et corriger les erreurs). « Import File » ouvre le sélecteur de fichiers.

La fenêtre Import Translation Memory remplie : File Type sur WF TXT TM format (.txt), Import File sur fr_en.txt, et l'option Create a new TM sélectionnée.
Figure 30. La fenêtre d'import, avec le fichier corrigé et « Create a new TM ».

Avec le TMX, la même fenêtre ressemble à ceci : seul le format et le fichier changent.

La même fenêtre d'import avec File Type sur TMX et Import File sur fr_en.tmx, l'option Create a new TM sélectionnée et les champs de la mémoire existante grisés.
Figure 31. La même fenêtre, avec le TMX de l'archive.

Étape 3. Créer la mémoire qui reçoit l’alignement

Les deux options sous le fichier décident où vont les unités : « Import into existing TM » les verse dans une mémoire existante, « Create a new TM » en crée une pour elles. C’est celle-ci qu’il faut ici, pour la raison donnée plus haut.

« OK » ouvre alors la fenêtre de création, où la mémoire prend son nom, son emplacement et sa priorité. Les langues sont déjà fixées par le fichier importé.

La fenêtre Create a New Translation Memory : le champ Name vide, French en source, English en cible, le champ Location, la priorité Primary, et les cases Selected et Read-only.
Figure 32. La mémoire qui recevra l'alignement.

Pour les notes de version, cela donne :

  • Name : TradTech_TM_traducteur-precedent_fr-en, qui dit d’où viennent ces traductions, dans le dossier TM du client comme les autres ressources (see also the Naming your files and folders page) (voir aussi la page Nommer ses fichiers et ses dossiers) ;
  • Priority : « Secondary », pour que vos validations continuent d’aller dans votre propre mémoire ;
  • Selected cochée, pour que la mémoire propose ses unités dans le projet ;
  • Read-only décochée, le temps de relire et de corriger les unités de l’alignement.
La fenêtre de création remplie : le nom TradTech_TM_traducteur-precedent_fr-en, French en source, English en cible, l'emplacement Wordfast/TradTech/TM, la priorité Secondary, la case Selected cochée et la case Read-only décochée.
Figure 33. La mémoire de l'alignement, dans le dossier TM du client.

« OK » lance l’import. Wordfast crée la mémoire, y verse les unités du fichier et l’ajoute au projet.

Une petite fenêtre Progress bar indiquant « Preparing TM » et 0 % completed, avec un bouton Cancel.
Figure 34. L'import en cours.

Un rapport annonce ensuite le nombre d’unités importées, et la mémoire apparaît dans la liste du projet, à côté de la vôtre.

La fenêtre Import TM Report : « 27 TUs have been imported. » et un bouton OK.
Figure 35. Le rapport d'import : 27 unités.
La liste des mémoires du projet sous FR -> EN : TradTech_TM_traducteur-precedent_fr-en, sélectionnée, et TradTech_TM_fr-en en gras.
Figure 36. Les deux mémoires du projet, chacune avec son contenu.

D’où vient le nombre d’unités

Sur les notes de version, le compte change à chaque étape, et chaque écart s’explique :

ÉtapeCompteCe que l’étape laisse de côté
Le tableur de l’AutoAligner29 lignesrien : il montre tout, y compris la phrase sans traduction
Les fichiers de l’alignement (.tmx, .txt, .txlf)27 unitésla phrase sans traduction, et la paire « Licences » / « Licences », identique des deux côtés
Le tableur corrigé28 lignesla ligne vidée par la fusion des deux phrases inversées
La conversion du tableur en TXT27 unitésla phrase sans traduction, et elle seule : la paire « Licences » / « Licences » est gardée
L’import du TXT dans Wordfast27 unitésrien : la paire « Licences » / « Licences » est gardée elle aussi

Autrement dit, seul l’AutoAligner écarte la paire identique. Quand le tableur est converti en TXT, la paire « Licences » / « Licences » est enregistrée comme les autres, et l’import du TXT dans Wordfast la garde aussi.

Les deux 27 ne contiennent donc pas les mêmes unités. Les fichiers de l’aligneur gardent les deux phrases inversées en deux unités, appariées à tort, et n’ont pas la paire « Licences » / « Licences ». La mémoire importée a les deux phrases inversées réunies en une seule unité, et elle a la paire « Licences » / « Licences » (see also the What the AutoAligner gives you back page) (voir aussi la page Ce que l'AutoAligner vous rend).

Une chose ne franchit aucune de ces étapes : une source sans cible n’est jamais une unité de traduction. Vérifiez-le dans la mémoire, en cherchant « Merci à tous ceux qui nous ont écrit. » : une unité qui ne propose rien n’a rien à y faire. Si cette phrase vous manque un jour, c’est que vous l’aurez traduite vous-même, et elle ira dans votre propre mémoire.

Étape 4. Ouvrir la mémoire

« Open TM » ouvre la mémoire sélectionnée dans l’éditeur de mémoire, sous forme de tableau : une ligne par unité de traduction translation unit (TU)unité de traduction (UT) CAT toolsTAO A record that associates a source-language segment with its target-language equivalent, usually together with relevant metadata.Enregistrement qui associe un segment de la langue source à son équivalent dans la langue cible, généralement accompagné de métadonnées. , la source, la cible, et les métadonnées metadatamétadonnée datadonnées Structured information that describes, identifies, or provides context for other data. In a marked-up document or translation format, metadata may indicate the language, author, creation date, file type, segment identifier, translation status, subject field, or origin of the content. Metadata may be stored in elements or attributes. It is generally distinguished from the main content to be translated, although some metadata values may themselves require localization.Information structurée qui décrit, identifie ou contextualise d'autres données. Dans un document balisé ou un format de traduction, les métadonnées peuvent indiquer la langue, l'auteur, la date de création, le type de fichier, l'identifiant d'un segment, son état de traduction, le domaine ou la provenance du contenu. Elles peuvent être stockées dans des éléments ou dans des attributs. On les distingue généralement du contenu principal à traduire, même si certaines de leurs valeurs peuvent elles-mêmes devoir être localisées. que le fichier portait, dont l’auteur et la date.

L’ouverture prend un moment, le temps que Wordfast lise la mémoire.

Une petite fenêtre Progress bar indiquant « Accessing TM » et 80 % completed.
Figure 37. L'ouverture de la mémoire.
La fenêtre TM Editor ouverte sur la mémoire de l'alignement : à gauche un panneau de filtres, à droite le tableau des unités avec leur source, leur cible, l'utilisateur TmTools2 et les dates de création et de modification ; l'unité 2 porte des balises Tag 1 et Tag 2 autour de « signalés par les utilisateurs » et de « reported by users » ; en haut, les commandes Next Update, Previous Update, Cut, Copy, Paste, Delete TU et Export Filtered.
Figure 38. La mémoire de l'alignement, ouverte dans l'éditeur.

L’auteur de chaque unité est TmTools2, le nom que la conversion a laissé, et non le vôtre : ces traductions ne sont pas les vôtres, et la mémoire le dit. Les balises tagbalise markupbalisage A marker that delimits and identifies an element in a markup document, usually working as a pair: an opening tag and a closing tag around the content they label.Marqueur qui délimite et identifie un élément dans un document balisé, fonctionnant généralement par paire : une balise ouvrante et une balise fermante autour du contenu qu'elles désignent. gardées à l’import s’affichent comme dans l’éditeur de traduction, sous forme de Tag 1 et Tag 2.

Étape 5. Corriger une unité

L’éditeur de mémoire est aussi un endroit pour relire l’alignement une dernière fois et retoucher ce qui a échappé aux étapes précédentes. Une cible fausse ou maladroite se corrige ici, sans repasser par le tableur ni par le fichier importé : un clic dans la cellule suffit pour y écrire.

Dans ma propre mémoire, la correction faite dans le tableur a laissé une trace : en effaçant les codes de balises de l’unité sur le premier lancement, l’espace entre les deux phrases anglaises est parti avec eux, et la cible dit « slow.On macOS ». L’espace se remet ici. Votre mémoire portera d’autres traces, ou aucune.

L'unité 23 de l'éditeur de mémoire : la cellule source en français à gauche, la cellule cible à droite en cours de modification, le curseur posé entre « slow. » et « On macOS ».
Figure 39. La cible en cours de correction, le curseur à l'endroit de l'espace manquant.
La même unité après correction : la cible dit « slow. On macOS », et sa cellule est teintée de rose.
Figure 40. L'espace remis, et la cellule modifiée signalée par sa couleur.

La cellule change de couleur dès que vous y touchez : c’est l’éditeur qui marque les unités modifiées, et les commandes « Next Update » et « Previous Update » du ruban vous mènent de l’une à l’autre.

Étape 6. Supprimer une unité

Une unité qui n’aurait jamais dû entrer se supprime avec « Delete TU » : une phrase appariée avec une traduction qui n’est pas la sienne (see also the Finding and fixing errors page) (voir aussi la page Repérer et corriger les erreurs), par exemple, si vous en trouvez une en relisant la mémoire.

L’unité se sélectionne dans le tableau, et « Delete TU » la retire.

L'unité 25 sélectionnée dans l'éditeur de mémoire, « Licences » en source comme en cible, et l'infobulle du bouton Delete TU affichant « Delete selected TU ».
Figure 41. Le geste, montré ici sur la paire « Licences » / « Licences ».

Cette paire-là n’a rien de faux, et la supprimer ou la garder ne change pas grand-chose : elle ne propose qu’un mot que vous écririez de toute façon (see also the What the AutoAligner gives you back page) (voir aussi la page Ce que l'AutoAligner vous rend). Une paire fausse, elle, mérite le geste.

Wordfast demande confirmation, une fois.

La fenêtre Delete TU : « Are you sure you want to delete selected TU? », avec les boutons Yes et No.
Figure 42. La confirmation avant la suppression.

Deux unités pour une même phrase

Une mémoire peut contenir plusieurs unités pour une même phrase source : deux traductions différentes, quand la même phrase a été rendue autrement d’un projet à l’autre, ou deux unités identiques, quand une proposition reprise est validée une seconde fois (see also the Matches as Wordfast shows them page) (voir aussi la page Les correspondances telles que Wordfast les montre). L’éditeur de mémoire est l’endroit où l’on regarde ce qu’il y a et où l’on choisit quoi garder.

Deux unités identiques ne sont pas pour autant une redondance. Chaque unité d’une mémoire Wordfast porte deux propriétés qui identifient ses voisines, la phrase d’avant et celle d’après, et c’est ce qui rend possible la correspondance en contexte context matchcorrespondance en contexte CAT toolsTAO A translation-memory match in which the stored source segment is identical to the segment being translated and the segments around it match as well, so the stored translation was produced in the same surroundings.Correspondance de mémoire de traduction dans laquelle le segment source stocké est identique au segment à traduire et où les segments voisins correspondent également, de sorte que la traduction stockée a été produite dans le même entourage.  : deux paires identiques venues de deux endroits différents ont des voisines différentes, donc deux unités. En supprimer une n’enlève pas un doublon, elle enlève un contexte.

Deux lignes de l'éditeur de mémoire portant la même source, « La mémoire ne traduit rien elle-même. », et la même cible, « The translation memory does not translate anything. », créées à cinq minutes d'intervalle par le même utilisateur.
Figure 43. Deux unités pour une même phrase, dans ma mémoire des premiers projets TradTech et non dans celle de l'alignement.

Ce que la mémoire propose au guide

Rattachée au projet du guide de démarrage en plus de TradTech_TM_fr-en, avec la priorité « Secondary » choisie à l’étape 3, cette mémoire ne sert qu’à proposer : les segments que vous validez continuent d’aller dans la principale.

Trois segments du guide y trouvent une correspondance. Deux sont à 100 %, et le troisième est une correspondance partielle fuzzy matchcorrespondance partielle CAT toolsTAO A translation-memory match in which the stored source segment resembles the segment being translated without being identical to it, reported as a percentage below 100. The comparison is made segment by segment, so the percentage measures the distance between two segments as segmentation produced them, not between two texts.Correspondance de mémoire de traduction dans laquelle le segment source stocké ressemble au segment à traduire sans lui être identique, exprimée en pourcentage inférieur à 100. La comparaison se fait segment par segment : le pourcentage mesure donc la distance entre deux segments tels que la segmentation les a produits, et non entre deux textes. très haute. Regardez-le de près avant de l’accepter.

Mise à jour 16 septembre 2026

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