PrintedImprimé le·aylart.github.io/learn·
CC BY-NC 4.0
Written in English. The French version was automatically generated
and I have not revised it.
Rédigé en anglais. La version française a été
générée automatiquement et je ne l'ai pas révisée.
Checking the answerVérifier la réponse
What to check
Some of what a model gives you is a matter of taste: the wording of a draft,
the tone of an email, a list of possible titles
(Figure 1figure 1).
Your own taste and general knowledge are enough to judge it. Other parts are
a matter of fact, with an exact answer that takes specific knowledge to
check: a name, a figure, a reference, or a verdict such as whether a
translation says what the original says. A wrong fact reads exactly like a
right one, however plausible and confident the answer around
it (see also the Hallucinations chapter, in the Critical issues with LLMs module) (voir aussi le chapitre Les fabulations de l'IA, dans le module Enjeux critiques des GML). So unless you already
know the answer, decide which facts you will check.
Figure 1. Output that is a matter of taste, and output that is a matter of fact.
What each check can and cannot do
Check
What it helps with
Its limits
Put a document with the information in the context
the answer is more likely to be right about what the document says
no guarantee: the model can still misquote the document, misread it, or read more into it than it says
Turn on web search and open the sources it cites
the answer is based on pages you can read
the same limits, and the pages themselves may be unreliable, so you also judge the sources
Ask the same model the same question again, in a new conversation
if the two answers differ, you know there is a problem
a model can easily be wrong the same way twice
Ask a second model
a mistake only one of the two makes shows up as a disagreement
both can make the same mistake, for instance a widely repeated misconception
Ask the model to check its answer
a second pass that may catch some errors
no guarantee: unless it can search, it has nothing new to consult, and it can be confidently wrong again
Ask for the case against, for instance “list what a demanding reviewer would object to”
Farquhar, S., Kossen, J., Kuhn, L., & Gal, Y. (2024). Detecting hallucinations in large language models using semantic entropy. Nature, 630(8017), 625–630. https://doi.org/10.1038/s41586-024-07421-0
Quoi vérifier
Une partie de ce qu’un modèle vous donne relève du goût : la formulation d’un
brouillon, le ton d’un courriel, une liste de titres possibles
(Figure 1figure 1).
Votre goût et vos connaissances générales suffisent à en juger. D’autres
éléments relèvent du fait, avec une réponse exacte qui demande des
connaissances précises : un nom, un chiffre, une référence, ou un verdict,
par exemple si une traduction dit bien ce que dit l’original. Un fait faux se
lit exactement comme un fait juste, aussi plausible et assurée que soit la
réponse qui l’entoure (see also the Hallucinations chapter, in the Critical issues with LLMs module) (voir aussi le chapitre Les fabulations de l'IA, dans le module Enjeux critiques des GML). À
moins de déjà connaître la réponse, décidez donc quels faits vous allez
vérifier.
Figure 1. Ce qui relève du goût et ce qui relève du fait dans une réponse.
Ce que chaque vérification peut et ne peut pas faire
Vérification
Ce qu’elle apporte
Ses limites
Mettre dans le contexte un document contenant l’information
la réponse a plus de chances d’être juste sur ce que dit le document
aucune garantie : le modèle peut mal citer le document, le lire de travers ou lui faire dire plus qu’il ne dit
Activer la recherche web et ouvrir les sources citées
la réponse s’appuie sur des pages que vous pouvez lire
les mêmes limites, et les pages elles-mêmes peuvent être peu fiables : vous jugez aussi les sources
Reposer la même question au même modèle, dans une nouvelle conversation
si les deux réponses diffèrent, vous savez qu’il y a un problème
un modèle peut très bien se tromper deux fois de la même façon
Poser la question à un deuxième modèle
une erreur que l’un des deux seulement commet apparaît comme un désaccord
les deux peuvent commettre la même erreur, par exemple une idée fausse très répandue
Demander au modèle de vérifier sa réponse
un deuxième passage qui attrape parfois des erreurs
aucune garantie : sauf s’il peut chercher, il n’a rien de nouveau à consulter, et il peut se tromper de nouveau avec assurance
Demander ce qu’on pourrait objecter, par exemple « liste ce qu’un évaluateur exigeant reprocherait à ce texte »
les objections aussi sont générées : elles peuvent être inventées ou passer à côté du vrai problème
Demander au modèle comment il est arrivé à sa réponse
des étapes intermédiaires que vous pouvez vérifier une à une
l’explication ne correspond pas forcément à la façon dont la réponse a été produite, et chaque étape peut être fausse
Essayer le modèle sur un cas dont vous connaissez déjà la réponse
montre s’il se débrouille avec ce genre de tâche
un cas suivant peut quand même mal tourner
Chercher vous-même l’information dans une source fiable
la seule vérification qui ne dépend pas d’un modèle
elle prend du temps : gardez-la pour les faits qui comptent
Exemples de vérifications, ce que chacune apporte et ses limites.
Toutes les vérifications sauf la dernière passent par un modèle : elles
peuvent échouer comme la réponse a échoué. Reposer la question reste utile :
des réponses dont le sens varie d’une exécution à l’autre sont un signe
mesurable de contenu inventé (Farquhar et al.,
2024) (see also the LLMs are non-deterministic page, in the LLM lifecycle module) (voir aussi la page Les GML ne sont pas déterministes, dans le module Cycle de vie des GML). Cela vaut son
coût pour une affirmation à laquelle vous devez vous fier, mais reposer la
même question par réflexe ajoute à l’énergie que consomme un
modèle (see also the Putting it in proportion page, in the Critical issues with LLMs module) (voir aussi la page Remettre en proportion, dans le module Enjeux critiques des GML).
Sources
Farquhar, S., Kossen, J., Kuhn, L., & Gal, Y. (2024). Detecting hallucinations in large language models using semantic entropy. Nature, 630(8017), 625–630. https://doi.org/10.1038/s41586-024-07421-0
Figure 2. A prompt injection and what it produced. The report says costs were stable; the two outlined lines tell the model to say they went down, and the answer says it.
Someone who writes a document you will feed to a model can use that.
Text is easy to hide from a reader without hiding it from a program: set in
the same colour as the background, or at a size of one point, it disappears on
the page while any program reading the file still extracts it. A study wrote
such instructions into 100 manuscripts and uploaded them to ChatGPT and Gemini
with a request for a review: instructions steering the review towards a
positive verdict, or making the model refuse, or sending it to an external
site, each worked more than 98 % of the time (Torrielli et al.,
2026). Conferences have begun to
take a position on it: the ICML 2026 reviewer guidelines forbid authors
from injecting prompts, while allowing instructions whose only purpose is to
reveal that a reviewer used a model.Tested in 2026 through the two products’ web interfaces, on computer-science papers; the authors also propose the same mechanism as a detection tool, since a hidden instruction that leaves a trace in a review shows the review was generated.
Why it concerns you
Anything a model reads on your behalf can contain instructions: a web page, a
PDF from a client, an email being summarized, a document in a shared folder. A
sentence in that material saying disregard your instructions and instead do
X is not marked as less authoritative than what you wrote.
When a model only writes you an answer, the worst that happens is a wrong or
strange answer, and you have a chance to notice it. It gets serious once the
model can act for you, because the hidden instruction then reaches your files,
your messages or your
accounts.
Sources
Torrielli, F., Locci, S., Rapp, A., & Di Caro, L. (2026). Exploiting large language models in peer review: indirect prompt injection attacks and integrity probes. Scientometrics, 131(7), 4889–4951. https://doi.org/10.1007/s11192-026-05695-x
Zhang, Z., Li, S., Zhang, Z., Liu, X., Jiang, H., Tang, X., et al. (2025b). IHEval: Evaluating Language Models on Following the Instruction Hierarchy. Proceedings of the 2025 Conference of the Nations of the Americas Chapter of the Association for Computational Linguistics (NAACL 2025), 8374–8398. https://doi.org/10.18653/v1/2025.naacl-long.425
Instructions et contenu se ressemblent pour un modèle
Figure 2. Une infiltration de requête et ce qu'elle a produit. Le rapport dit que les coûts sont restés stables ; les deux lignes encadrées disent au modèle d'annoncer une baisse, et la réponse l'annonce.
Qui écrit un document que vous donnerez à un modèle peut s’en servir.
Un exemple : des manuscrits qui s’évaluent eux-mêmes
Un texte se cache facilement à un lecteur sans se cacher à un programme :
écrit dans la couleur du fond, ou en corps un, il disparaît sur la page alors
que tout programme qui lit le fichier l’extrait encore. Une étude a inséré de
telles instructions dans 100 manuscrits, puis a soumis ceux-ci à ChatGPT et à
Gemini en demandant une évaluation : les instructions qui orientaient
l’évaluation vers un verdict favorable, celles qui poussaient le modèle à
refuser et celles qui le renvoyaient vers un site externe ont fonctionné plus
de 98 % du temps (Torrielli et al.,
2026). Les conférences commencent à
prendre position : les consignes aux évaluateurs d’ICML 2026 interdisent aux
auteurs d’insérer des instructions, tout en tolérant celles dont le seul but
est de révéler qu’un évaluateur a utilisé un modèle.Testé en 2026 par les interfaces web des deux produits, sur des articles d’informatique ; les auteurs proposent aussi ce mécanisme comme outil de détection, puisqu’une instruction cachée qui laisse une trace dans une évaluation montre que celle-ci a été générée.
Pourquoi cela vous concerne
Tout ce qu’un modèle lit pour vous peut contenir des instructions : une page
web, un PDF envoyé par un client, un courriel à résumer, un document dans un
dossier partagé. Une phrase de cette matière qui dit ignore tes instructions
et fais plutôt X n’est pas signalée comme moins autoritaire que ce que vous
avez écrit.
Quand un modèle se contente de vous écrire une réponse, le pire qui arrive est
une réponse fausse ou étrange, et vous avez une chance de le remarquer. Cela
devient sérieux dès que le modèle peut agir pour vous, car l’instruction
cachée atteint alors vos fichiers, vos messages ou vos
comptes.
Sources
Torrielli, F., Locci, S., Rapp, A., & Di Caro, L. (2026). Exploiting large language models in peer review: indirect prompt injection attacks and integrity probes. Scientometrics, 131(7), 4889–4951. https://doi.org/10.1007/s11192-026-05695-x
Zhang, Z., Li, S., Zhang, Z., Liu, X., Jiang, H., Tang, X., et al. (2025b). IHEval: Evaluating Language Models on Following the Instruction Hierarchy. Proceedings of the 2025 Conference of the Nations of the Americas Chapter of the Association for Computational Linguistics (NAACL 2025), 8374–8398. https://doi.org/10.18653/v1/2025.naacl-long.425
Training, retention and privacy settingsEntraînement, conservation et paramètres de confidentialité
Where a prompt goes
A prompt typed into a chat app leaves your device, is processed on the
provider’s servers, and is stored there with the answer as part of your
history
(Figure 3figure 3).
From there, three things may happen to it, depending on the plan and the
settings:
it is kept for a period after you delete it, commonly about thirty days,
and longer in several situations: a conversation someone has reviewed, a
setting that allows training, a legal obligation;Anthropic removes deleted conversations from its back-end within thirty days and, with the model-improvement setting on, keeps chats in de-identified form for up to five years; OpenAI removes deleted conversations within thirty days (both read 17 September 2026, links in the note under the table below). Google keeps conversations that human reviewers saw for up to three years, and deleting your activity does not delete them: Gemini Apps Privacy Hub, read 22 September 2026.
it may be read by the provider’s staff or contractors, for instance
when a safety system flags it, or to improve the service;Google, for instance, states that “a subset of chats are reviewed by human reviewers” to improve its services: Gemini Apps Privacy Hub, updated 10 August 2026, read 17 September 2026.
it may be used to train the next models, on personal plans where that
is the default or where you have agreed to it.
Figure 3. What can happen to a prompt after you send it. The last arrow depends on your plan and your settings.
Text used in training can come back out: Nasr et al. (2025) extracted
training data, personal details included, from production
models (see also the What happens to the training text page, in the LLM lifecycle module) (voir aussi la page Ce qu'il advient du texte d'entraînement, dans le module Cycle de vie des GML).Shown on the ChatGPT and Gemini models of 2023 and 2024. The authors report that one of their two attacks has since been patched, but not the general problem behind it.
The chance that your own paragraph resurfaces is small, but once text has
been used to train a model, switching the setting off afterwards does not
take it back out of that model.
What differs by plan
Personal plans, business plans and the API generally follow different rules,
and the pattern across providers stays the same even where the details
change:
Used for training
Retention
Who it suits
Free and individual plans
often yes by default, with an opt-out
the provider’s standard period
personal use
Business and enterprise plans
generally not
configurable
an organization’s work
The API
generally not
a short period
your own programs
A model on your own computer
no
your disk
material that may not leave
On personal plans the details vary from one provider to the next, for
instance in whether training is on by default, how the setting is named and
how long conversations are kept once training is allowed. A retention period can also be
overridden: a court order in a lawsuit brought by the New York Times made
one provider keep even deleted conversations for part of
2025.For instance Anthropic: with the “model improvement” setting on, chats are kept in de-identified form for up to five years and may be used for training; with it off, deleted conversations leave the back-end within thirty days; Claude for Work and the API are not used for training (Is my data used for model training?, How long do you store my data?; whether the setting is on by default for a new account is not stated there). OpenAI: conversations on personal plans are used for training unless “Improve the model for everyone” is switched off, deleted conversations leave its systems within thirty days, and business plans and the API are not used by default (How your data is used to improve model performance, updated 13 March 2026; Data Controls FAQ). The court order ended on 26 September 2025, and “limited historical April–September 2025 user data” is kept for the lawsuit (How we’re responding to The New York Times’ data demands, update of 22 October 2025). All read 17 September 2026.
Every chat app has a page in its settings where these choices are made, and
most offer a temporary or incognito mode for a conversation that should not
enter your history at
all.For instance Claude Help Center, Incognito chats; OpenAI Help Center, Temporary Chat FAQ. Both read 15 September 2026.
Reading that page once per chat app takes a few minutes, and tells you what
happens to your text. The training switch is the one to look for: ChatGPT
keeps it under Data controls
(Figure 4figure 4)
and Claude under Privacy
(Figure 5figure 5),
and other products put it somewhere comparable under a name of their own.
Figure 4. Where the training setting lives in ChatGPT, switched off on this account. It is a ChatGPT Work account; on a personal plan the same row is the one to check. 22 September 2026. Figure 5. The same setting in Claude, under Privacy, which I switched off myself rather than finding it off by default. 22 September 2026.
What this means for confidential work
Some material is not yours to hand over: an employer’s internal document, an
unpublished manuscript or a dataset under embargo, a job application or a
medical file that names someone, a student’s assignment, and, for a
translator, a client’s text under a confidentiality agreement. None of it
belongs in a chat app on a personal plan with the default settings. Each needs
a deliberate decision, and the decision is not always no: a business plan with
training off and a retention period you can defend, or a model running on your
own machine, are the arrangements that make it
yes (see also the Chat app, API or your own computer page) (voir aussi la page Application, API ou votre propre ordinateur). What you owe
a client, an employer, a research ethics board or a professional order, and
what privacy law adds, depends on your own contracts and on the law that
applies to
you.
A conversation can also leave on purpose. Chat apps offer a link that anyone
can open, and a document or a report can be published the same
way (see also the Documents, images, voice and study modes page) (voir aussi la page Documents, images, voix et modes d'étude). The link
shows the exchange as it stands, so a conversation is worth reading
through before you share it, above all when it contains material or details
belonging to someone else. A shared link can also spread further than
expected: in July 2025 ChatGPT offered to make a shared conversation findable
by search engines, the magazine Fast Company found thousands of them in Google
results, and OpenAI withdrew the option within days, saying it gave people too many chances
to share something they had not meant to.OpenAI’s security lead called it a short-lived experiment and said indexed content would be removed from the search engines: Karissa Bell, OpenAI is removing ChatGPT conversations from Google, Engadget, 31 July 2025, read 22 September 2026.
(Figure 6figure 6).
Figure 6. Sharing a conversation in ChatGPT, 17 September 2026: the exchange as it stands becomes readable by anyone with the link.
Une requête tapée dans une application de conversation quitte votre appareil,
est traitée sur les serveurs du fournisseur et y est conservée avec la
réponse, dans votre historique
(Figure 3figure 3).
De là, trois choses peuvent lui arriver, selon le forfait et les réglages :
elle est conservée un certain temps après que vous l’avez supprimée,
couramment une trentaine de jours, et plus longtemps dans plusieurs cas :
une conversation que quelqu’un a examinée, un réglage qui autorise
l’entraînement, une obligation légale ;Anthropic retire les conversations supprimées de ses systèmes en moins de trente jours et, quand le réglage d’amélioration des modèles est activé, conserve les conversations sous forme dépersonnalisée jusqu’à cinq ans ; OpenAI retire les conversations supprimées en moins de trente jours (les deux consultés le 17 septembre 2026, liens dans la note sous le tableau ci-dessous). Google conserve jusqu’à trois ans les conversations examinées par des personnes, et supprimer votre activité ne les supprime pas : Gemini Apps Privacy Hub, consulté le 22 septembre 2026.
elle peut être lue par le personnel du fournisseur ou par des
sous-traitants, par exemple quand un système de sécurité la signale, ou pour
améliorer le service ;Google, par exemple, indique qu’« un sous-ensemble de conversations est examiné par des évaluateurs humains » pour améliorer ses services : Gemini Apps Privacy Hub, mis à jour le 10 août 2026, consulté le 17 septembre 2026.
elle peut servir à entraîner les prochains modèles, sur les forfaits
personnels où c’est le réglage par défaut ou lorsque vous y avez consenti.
Figure 3. Ce qui peut arriver à une requête une fois envoyée. La dernière flèche dépend de votre forfait et de vos réglages.
Un texte utilisé pour l’entraînement peut ressortir : Nasr et al. (2025) ont
extrait des données d’entraînement, renseignements personnels compris, de
modèles en
production (see also the What happens to the training text page, in the LLM lifecycle module) (voir aussi la page Ce qu'il advient du texte d'entraînement, dans le module Cycle de vie des GML).Montré sur les modèles de ChatGPT et de Gemini de 2023 et 2024. Les auteurs signalent qu’une de leurs deux attaques a depuis été corrigée, mais pas le problème général qui la rend possible.
Le risque que votre paragraphe ressorte est faible, mais une fois qu’un texte
a servi à entraîner un modèle, désactiver le réglage après coup ne le retire
pas de ce modèle.
Ce qui change selon le forfait
Les forfaits personnels, les forfaits d’entreprise et l’interface de
programmation (API) suivent généralement des règles différentes, et le schéma reste
le même d’un fournisseur à l’autre même quand les détails changent :
Sert à l’entraînement
Conservation
À qui cela convient
Forfaits gratuits et individuels
souvent oui par défaut, avec une option de refus
la durée habituelle du fournisseur
un usage personnel
Forfaits d’entreprise
généralement non
configurable
le travail d’une organisation
L’interface de programmation
généralement non
une courte durée
vos propres programmes
Un modèle sur votre ordinateur
non
votre disque
ce qui ne doit pas sortir
Sur les forfaits personnels, les détails varient d’un fournisseur à l’autre,
par exemple selon que l’entraînement est activé par défaut ou non, selon le
nom donné au réglage et selon la durée de conservation une fois l’entraînement
autorisé. Une durée de conservation peut aussi être suspendue : dans le
procès intenté par le New York Times, une ordonnance a obligé un fournisseur
à conserver même les conversations supprimées pendant une partie de
2025.Anthropic, par exemple : avec le réglage « model improvement » activé, les conversations sont conservées sous forme dépersonnalisée jusqu’à cinq ans et peuvent servir à l’entraînement ; désactivé, les conversations supprimées quittent les systèmes en moins de trente jours ; Claude for Work et l’interface de programmation ne servent pas à l’entraînement (Is my data used for model training?, How long do you store my data? ; les pages ne disent pas si le réglage est activé par défaut pour un nouveau compte). OpenAI : sur les forfaits personnels, les conversations servent à l’entraînement à moins de désactiver « Improve the model for everyone », les conversations supprimées quittent les systèmes en moins de trente jours, et les forfaits d’entreprise et l’interface de programmation ne sont pas utilisés par défaut (How your data is used to improve model performance, mis à jour le 13 mars 2026 ; Data Controls FAQ). L’ordonnance a pris fin le 26 septembre 2025, et des « données d’utilisateurs historiques limitées d’avril à septembre 2025 » sont conservées pour le procès (How we’re responding to The New York Times’ data demands, mise à jour du 22 octobre 2025). Tous consultés le 17 septembre 2026.
Chaque application de conversation a une page de réglages où ces choix se
font, et la plupart offrent un mode temporaire ou incognito pour une
conversation qui ne doit pas entrer dans votre
historique.Par exemple Claude Help Center, Incognito chats ; OpenAI Help Center, Temporary Chat FAQ. Les deux consultés le 15 septembre 2026.
Lire cette page une fois par application prend quelques minutes et vous dit ce
qui arrive à votre texte. C’est le réglage d’entraînement qu’il faut y
chercher : ChatGPT le place sous Data controls
(Figure 4figure 4)
et Claude sous Privacy
(Figure 5figure 5),
et les autres produits le rangent à un endroit comparable, sous un nom à eux.
Figure 4. L'endroit du réglage d'entraînement dans ChatGPT, désactivé sur ce compte, dans l'interface en anglais. C'est un compte ChatGPT Work ; sur un forfait personnel, c'est la même ligne qu'il faut vérifier. 22 septembre 2026. Figure 5. Le même réglage dans Claude, sous Privacy, que j'ai désactivé moi-même plutôt que de le trouver désactivé par défaut, dans l'interface en anglais. 22 septembre 2026.
Ce que cela implique pour le travail confidentiel
Une partie de ce que vous traitez ne vous appartient pas : un document
interne d’un employeur, un manuscrit inédit ou un jeu de données sous embargo,
une candidature ou un dossier médical qui nomme quelqu’un, le travail d’un
étudiant et, pour un traducteur, le texte d’un client soumis à une entente de
confidentialité. Rien de tout cela n’a sa place dans une application de
conversation sur un forfait personnel avec les réglages par défaut. Chaque cas
demande une décision réfléchie, et la décision n’est pas toujours non : un
forfait d’entreprise sans entraînement et avec une durée de conservation
défendable, ou un modèle qui tourne sur votre machine, sont les arrangements
qui permettent de dire
oui (see also the Chat app, API or your own computer page) (voir aussi la page Application, API ou votre propre ordinateur). Ce que vous
devez à un client, à un employeur, à un comité d’éthique de la recherche ou à
un ordre professionnel, et ce qu’y ajoute le droit de la vie privée, dépend de
vos propres contrats et du droit qui s’applique à
vous.
Une conversation peut aussi sortir volontairement. Les applications de
conversation offrent un lien que n’importe qui peut ouvrir, et un document ou
un rapport peut être publié de la même
façon (see also the Documents, images, voice and study modes page) (voir aussi la page Documents, images, voix et modes d'étude). Le
lien montre l’échange tel quel : une conversation mérite donc d’être relue
avant d’être partagée, surtout quand elle contient de la matière ou des
renseignements qui appartiennent à quelqu’un d’autre. Un lien partagé peut
aussi aller plus loin que prévu : en juillet 2025, ChatGPT proposait de rendre
une conversation partagée repérable par les moteurs de recherche, le
magazine Fast Company en a trouvé des milliers dans les résultats de Google,
et OpenAI a
retiré l’option en quelques jours, en expliquant qu’elle donnait trop
d’occasions de partager quelque chose sans l’avoir voulu.Le responsable de la sécurité chez OpenAI a parlé d’une expérience de courte durée et annoncé le retrait des contenus indexés des moteurs de recherche : Karissa Bell, OpenAI is removing ChatGPT conversations from Google, Engadget, 31 juillet 2025, consulté le 22 septembre 2026.
(Figure 6figure 6).
Figure 6. Le partage d'une conversation dans ChatGPT, 17 septembre 2026 : l'échange tel quel devient lisible par quiconque a le lien.