The CAT-tool ecosystemL'écosystème des outils de TAO
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CC BY-NC 4.0
What CAT coversCe que « TAO » recouvre
L’expression se rencontre dans trois sens, du plus large au plus étroit.
Au sens le plus large, tout outil qui aide à traduire : un dictionnaire
en ligne, un correcteur, un traitement de texte, une base de données
terminologique. Ce sens est logique et à peu près inutile, puisqu’il ne
distingue rien.
Au sens le plus étroit, un logiciel à mémoire de traduction, et rien
d’autre. C’est le sens historique, celui des années 1990, quand la mémoire
était la seule chose que ces logiciels faisaient.
Au sens courant aujourd’hui, ce logiciel-là et tout ce qu’on lui a greffé
depuis : la gestion terminologique, les contrôles automatiques, la gestion de
projets, les rapports, la traduction automatique intégrée.
C’est le troisième sens que le cours emploie, et c’est celui que vous
rencontrerez au travail.
Bowker, L., & Fisher, D. (2010). Computer-aided translation. Handbook of Translation Studies (John Benjamins Publishing Company). https://doi.org/10.1075/hts.1.comp2
Rothwell, A., Moorkens, J., Fernández-Parra, M., Drugan, J., & Austermuehl, F. (2023). Translation Tools and Technologies. Routledge. https://doi.org/10.4324/9781003160793
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TermbasesLes bases terminologiques
Des phrases, ou des termes
La mémoire vous ressort des phrases que vous avez déjà traduites. La base
terminologique, elle, vous dit quel équivalent employer pour un terme donné,
dans ce projet ou pour ce client.
Ce qui la distingue d’un tableur
Un glossaire tenu dans un tableur a deux colonnes, source et cible. Une base
terminologique en fait quatre choses de plus.
Figure 1. Le même contenu, rangé par terme et rangé par notion.
Elle est organisée par concept, et non par terme : une entrée porte sur une
notion et réunit les termes qui la désignent dans chaque langue, synonymes
compris. « Pompe centrifuge » et « pompe à roue » sont deux termes d’une même
entrée.
Elle porte des métadonnées : définition, domaine, source, statut. Le statut
dit si un terme est recommandé, toléré ou proscrit, et certains outils
signalent les termes proscrits pendant la vérification.
Ses entrées peuvent se renvoyer les unes aux autres : la notion qui les
contient, celles qui en font partie, celles qu’on rencontre à côté. Toutes
les bases n’enregistrent pas ces liens, mais un tableur n’a aucun moyen de
les exprimer.
Elle est branchée sur l’éditeur, ce qui est la différence la plus visible en
pratique.
Figure 2. Les liens qu'une base terminologique peut enregistrer entre ses entrées. Toutes ne le font pas.
Pendant que vous traduisez
Quand un segment source contient un terme de la base, l’outil le surligne. Le
volet de terminologie affiche l’équivalent, avec ce que l’entrée contient, et un
raccourci l’insère dans votre traduction.
Figure 3. La même entrée de la base, dans deux situations : son équivalent est dans la cible, ou il n'y est pas.
Les outils reconnaissent en général les formes fléchies, avec une fiabilité
variable : un terme enregistré au singulier peut ne pas être reconnu au pluriel,
et c’est une limite qui se voit dans les résultats de l’assurance de la
qualité.
Sources
ISO (2019). ISO 30042:2019. Management of terminology resources — TermBase eXchange (TBX). International Organization for Standardization. https://www.iso.org/standard/62510.html
Rothwell, A., Moorkens, J., Fernández-Parra, M., Drugan, J., & Austermuehl, F. (2023). Translation Tools and Technologies. Routledge. https://doi.org/10.4324/9781003160793
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The rest of the toolboxLe reste de la boîte à outils
Figure 4. Une vérification compare des propriétés formelles. Le contresens de la seconde ligne passe sans être signalé.
L’analyse
L’outil compare les fichiers du projet à la mémoire et produit un rapport :
tant de segments sans correspondance, tant de correspondances partielles par
tranche de pourcentage, tant de correspondances à 100 %, tant de répétitions
internes. C’est le chiffre sur lequel reposent un devis et un échéancier, et
celui sur lequel s’applique la grille tarifaire d’une
agence (see also the Analysing the project you receive page) (voir aussi la page Analyser le projet reçu).
Figure 5. Un rapport d'analyse, dans sa forme habituelle. Les chiffres sont inventés, la structure est celle de tous les outils.
C’est l’outil à utiliser quand vous vous demandez comment vous avez rendu une
tournure la dernière fois, et que le segment entier ne se répète pas.
Figure 6. Une expression cherchée dans la mémoire, et les segments où elle apparaît avec leur traduction.
L’aperçu et la révision
L’aperçu montre le document tel qu’il sera une fois exporté, au lieu de la
grille de segments.
Figure 7. La grille où vous traduisez, et le document que l'aperçu montre. Les fonctions de révision suivent l’état de chaque segment,
laissent des notes et donnent accès aux versions antérieures d’une traduction ;
leur étendue varie beaucoup d’un outil à l’autre, et celles de Wordfast sont
limitées.
Bowker, L., & Fisher, D. (2010). Computer-aided translation. Handbook of Translation Studies (John Benjamins Publishing Company). https://doi.org/10.1075/hts.1.comp2
Rothwell, A., Moorkens, J., Fernández-Parra, M., Drugan, J., & Austermuehl, F. (2023). Translation Tools and Technologies. Routledge. https://doi.org/10.4324/9781003160793
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The tools on the marketLes outils du marché
Les principaux outils
Vous trouverez sur le web quantité de tableaux comparant ces logiciels
fonctionnalité par fonctionnalité. Ils vieillissent en quelques mois et ils
donnent une fausse impression de différence : sur ce que ce cours enseigne, ces
outils font tous la même chose.
RWS Trados Studio est le plus répandu dans l’industrie et le plus cher.
Windows seulement. Il vient avec un écosystème complet, dont MultiTerm pour la
terminologie et un module d’extraction de termes. C’est l’outil que les offres
d’emploi nomment le plus souvent.
memoQ est son principal concurrent, également sous Windows, réputé pour sa
gestion des projets d’équipe et pour son ouverture aux formats des autres.
Wordfast Pro est celui du cours. Moins répandu que les deux précédents,
mais multiplateforme (Mac et Windows) et doté de licences gratuites pour
l’enseignement, ce qui est la raison de ce choix.
Les outils dans le navigateur, comme MateCat, Phrase, Smartcat ou Wordfast
Anywhere, ne s’installent pas. Ils conviennent au travail en équipe et aux
machines qui ne peuvent rien installer, et ils supposent une connexion et une
confiance dans l’hébergeur, ce qui compte quand le texte du client est
confidentiel.
Les logos sont la propriété de leurs détenteurs respectifs.
Pourquoi un seul outil dans ce cours
Parce que les notions se transfèrent et que les menus, non. Segment, mémoire,
correspondance partielle, base terminologique, balise, assurance de la qualité,
analyse : ces notions se retrouvent dans les quatre outils ci-dessus, sous des
noms parfois différents. Une fois que vous savez ce que vous cherchez,
apprendre un second outil est affaire de quelques heures.
C’est pour la même raison que le cours vous demandera parfois de trouver une
fonction sans l’avoir montrée d’abord.
Sources
Rothwell, A., Moorkens, J., Fernández-Parra, M., Drugan, J., & Austermuehl, F. (2023). Translation Tools and Technologies. Routledge. https://doi.org/10.4324/9781003160793
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Where MT and LLMs plug inOù se branchent la TA et les GML
Une proposition automatique n’a pas le même statut qu’une traduction humaine, et
l’outil en garde la trace : un segment venu de la machine et laissé tel quel
n’entre normalement pas dans la mémoire, même après
validation (see also the Translating the first segments page) (voir aussi la page Traduire les premiers segments).
Ce que vous lui envoyez quitte votre machine, comme pour tout service en ligne,
et le statut juridique de ce qu’il produit, en droit d’auteur comme en
responsabilité, n’est pas fixé.
Rothwell, A., Moorkens, J., Fernández-Parra, M., Drugan, J., & Austermuehl, F. (2023). Translation Tools and Technologies. Routledge. https://doi.org/10.4324/9781003160793